Le Financement de la Recherche Agricole: la Main tendu de la Banque Mondiale

L'institution de Breton Wood s'est dites prêt à accompagner les acteurs de la filière recherche Agricole. reste aux bénéficiaires d'identifier, de ficeler et d'exprimer leurs besoins

COOPERATION

FINANCEMENT DE LA RECHERCHE AGRICOLE : LA MAIN TENDUE DE LA BANQUE MONDIALE

L’institution de Breton Wood s’est dit prête à accompagner les acteurs de la filière recherche agricole. Reste aux bénéficiaires d’identifier, de ficeler et d’exprimer leurs besoins.

La Banque Mondiale était en conclave ce mercredi, 27 septembre 2017, avec les acteurs nationaux de la filière recherche agricole à la direction générale de l’Institut de recherche de recherche agricole pour le développement (IRAD) sise au quartier Nkolbisson à Yaoundé. Au centre des débats, des échanges cordiaux et fructueux devant aboutir à l’identification des besoins à soumettre à la BM en vue de leur financement, et à la mécanisation de l’agriculture camerounaise.

Participants

Prenaient part à cette rencontre outre les experts de la BM, ceux des ministères sectoriels (MINRESI, MINADER, MINEPIA, MINEPAT, MINFI), du Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles / West and Central African Council for Agricultural Research and Development en anglais (CORAF/WECARD), du Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (PIDMA), de l’Agence française de développement (AFD), du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), de World Agroforestry Centre (ICRAF), de l’Institut de formation et de recherche démographiques (IFORD), de l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA), des Universités de Yaoundé I, de Dschang et de Ngaoundéré, ainsi que des représentants de la société civile et bien entendu de ceux de l’IRAD conduits par son Direction Général, Dr Noé WION. Après le mot de bienvenue du Directeur Général de l’IRAD, la parole est revenue au plénipotentiaire de la Banque mondiale, Myram Chaurdon pour camper la situation. « La Banque mondiale souhaite booster les recherche agricoles à travers l’Afrique en favorisant la création et le financement des pôles de spécialisation agricoles axés sur une spéculation donnée. Afin de lutter efficacement contre la faim dans le monde », a dit le représentant de la BM, Myram Chaurdon. C’est alors que le Directeur de la Recherche Scientifique (DRS), Dr Eugène EHABE, procédera à la présentation succincte, sur Power Point, de l’IRAD avant les échanges proprement dits.

Desiderata

Quelques besoins de l’IRAD ont pu être identifiés au cours des échanges. , à savoir le relèvement de l’effectif des chercheurs en activité ; le renforcement des capacités des 140 chercheurs mis à la disposition de l’IRAD en 2015 et 2016 ; le renouvellement des équipements ; se doter d’un service de maintenance des appareils de laboratoire ; adopter la charte d’utilisation des appareils ; veiller à la qualité et à la stabilité de l’énergie ; le recrutement et la formation des vulgarisateurs, d’un ou des responsables qualité ; définir un cadre institutionnel de collaboration entre les instituts de recherche ; former aux notions de changement climatique, de comptabilité, et de rédaction des projets ; ouvrir un MASTER sur la plate-forme d’innovation, approvisionnement en réactif, insister sur des formation liées à la fertilisation des sols, la gestion durable de l’eau (irrigation), etc. L’IRAD a jusqu’à la mi-novembre 2017 pour soumettre sa fiche des besoins.

Orientations

S’agissant de la création d’un pôle de spécialisation, le MINADER est chargé de dire laquelle des quatre spéculations suivantes : riz, maïs, manioc et anacarde qui constitue ses priorités, sera retenue. Toutefois, l’émissaire de la BM a rappelé qu’il faille tenir compte dur fait que le choix d’une filière ne doit pas être déconnecté de sa faisabilité et de la possibilité de son extension. Aussi, ajoute-t-il, la création d’un pôle de spécialisation ne doit être une obsession. « Le Cameroun peut importer les technologies et les variétés des pôles existants et fonctionnels dans d’autres pays. Cela permet de gagner en temps et en argent. Penser également aux filières dites mineures telles que les fruitiers, les légumineuses,… qui reçoivent peu de financement », conseille Myram Chaurdon. Etant donné que le Cameroun dispose déjà d’une politique de mécanisation de son agriculture, politique élaborée en 2011 avec le concours de la FAO, il ne lui reste plus qu’à identifier quelques actions en mécanisation que la BM pourrait appuyer. Ces assises de Yaoundé entamées en début d’après midi vont s’achever en soirée par la visite, sous une pluie battante, des laboratoires des analyses des Sols, Plantes, Eaux et Engrais (LASPEE) ; des technologies agroalimentaires et d’entomologie.

Claude ZEBA