Avancement en grade : 48 candidatures des chercheurs de l’IRAD évaluées par la Commission ad hoc à Yaoundé

43 candidats pour le passage du grade d’Attaché à celui de Chargé de recherche (soit 90%), 03 candidats pour le passage du grade de Chargé à celui de Maître de recherche (soit 6%) et 02 candidats pour le grade de Maître à celui de Directeur de recherche (soit 4%).

Voilà les 48 candidatures passées au scanner par les 17 membres de la Commission ad hoc d’évaluation des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement agricole (IRAD) présidée par le Directeur Général, Dr Noé WOIN.

À cet effet, les travaux de la Commission ad hoc des 10 et 11 août 2021 ont été solennellement ouverts par le DG de l’Institut de Nkolbisson. Dans le strict respect des mesures barrières contre la pandémie de COVID-19 prescrites par le gouvernement.

«Je ne me féliciterais jamais assez de l’amélioration des fréquences de la tenue de ces assises qui donnent ainsi l’occasion aux chercheurs d’être évalués en temps réel», a, d’entrée de jeu relevé le Dg de l’IRAD, au cours de l’ouverture des travaux. Avant de reconnaître que «cette disposition contribue significativement à l’amélioration qualitative et quantitative de la production scientifique des chercheurs et partant, améliore la visibilité de l’Institut». La plus grande des structures sous-tutelle du Ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI).

Pour un processus d’avancement en grade crédible et transparent, le Dr Noé WOIN a prescrit l’évaluation de «la qualité des travaux par domaine conformément aux dispositions de la Décision du 25 mai 2021 de Mme le MINRESI, Dr Madeleine Tchuinté.

Afin que nul n’en ignore, des principes devant guider les débats ont été rappelés par le dirigeant. Notamment, la contribution effective de tous lors des échanges, dans un esprit d’ouverture, de respect mutuel, d’équité et de parfaite collaboration ; et une rigueur suffisante dans leurs approches. Tant il est vrai que la carrière des chercheurs en dépend des résultats issus de cette évaluation.

Pour mémoire, au cours de la session précédente (2020), 54 (soit 46 Attachés pour le grade de Chargé de recherche, 06 Chargés pour le grade de Maître de recherche et 02 Maîtres pour le grade de Directeur de recherche) dossiers avaient été déposés.

La CELCOM

Semences améliorées de palmier à huile : l’IRAD produit plus de 5 000 000 de graines 100% Tenera à la Station de la Dibamba

semences amelioreesJamais l’IRAD n’a atteint une aussi belle performance dans le développement de la filière palmier à huile, à travers sa Station Spécialisée de Recherche Agricole sur le Palmier à Huile de la Dibamba (région du Littoral).

En effet, grâce au soutien de la Banque africaine de développement (BAD), au recrutement des nouveaux chercheurs et à la bonne gouvernance impulsée par le Directeur Général, Dr Noé WOIN, la Station IRAD-Dibamba a mis à disposition plus de 5 000 000 (plus de 25 000 ha de palmeraies, soit 200 graines germées par ha et en moyenne 5 000 régimes de la fécondation assistée récoltés) de graines 100% Tenera (avec une possibilité d’aller au-delà).

Le Tenera est une variété hybride obtenue à partir du croisement Dura (parent femelle) et Pisifera (parent mâle). Une variété à très fort rendement (3,5 à 4 tonnes d’huile de palme par hectare et par an) et tolérante à la fusariose (maladie cryptogamique qui attaque davantage les palmiers à huile).

C’est une variété conseillée pour les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Ouest, davantage victimes de la fusariose.

Très précoce, le Tenera, contrairement au Dura (à faible rendement) et Pisifera (abortif), commence à produire à partir de 3 ans pour une exploitation continue au moins 25 ans. Pour un hectare de terres, il nécessite 143 plants.

Les chercheurs de la Station IRAD-Dibamba sont unanimes à reconnaître que le projet (PD-CVA) financé par la BAD a permis d’améliorer considérablement le rendement des palmeraies en termes de régimes (soit 2 000 à 3 000 t) au cours de 2019 et 2020, l’entretien des parcelles (élagage, rabattage, gyrobroyage et rotobroyage) et l’augmentation d’une main-d’œuvre occasionnelle.

Pour mémoire, le PD-CVA soutenu par l’institution panafricaine est une initiative des pouvoirs publics camerounais qui porte sur l’amélioration de la compétitivité des filières ananas, banane plantain et palmier à huile, et la création des emplois et la richesse pour faire reculer la pauvreté par la mise à contribution des chaînes de valeur agricole dans les trois filières.

Présentation du plan d’action du programme WAVE

Le DG de l’IRAD préside la cérémonie de présentation du plan d’action de lutte contre les maladies virales du manioc du programme WAVE, le 18 mai 2021 à Yaoundé.

En présence des experts de la filière manioc, des représentants des partenaires au développement et des ministères sectoriels, le Directeur Général de l’IRAD, Dr Noé WOIN, a procédé au lancement solennel des travaux de présentation du plan d’action de lutte contre les maladies virales du manioc du programme Centre et Ouest africain d’épidémiologie virale pour la sécurité alimentaire (WAVE), le mardi 18 mai 2021, à la Salle des Actes de l’Institut à Yaoundé.

presentation wave

Ouverture des travaux par le DG

«La maladie de la mosaïque africaine du manioc causée par les Germinvirus, constitue la 1ère contrainte de production du manioc. Elle peut entraîner 40 à 70% de perte de rendement pouvant se traduire par une perte économique annuelle de 2 à 3 milliards de dollars (soit environ 1000 à 1500 milliards de FCFA) pour l’Afrique subsaharienne. De plus, la maladie de la striure brune du manioc qui sévit en Afrique de l’Est progresse vers l’Afrique centrale et occidentale s’ajoute au péril sur les productions avec des pertes pouvant atteindre 90 voire 100%», a, d’emblée, fait savoir le DG de l’IRAD au cour de son discours d’ouverture du séminaire axé sur la stratégie de lutte contre les maladies virales du manioc.

Et conscient de la gravité de cette situation, d’après Dr Noé WOIN, «l’IRAD s’est engagé dans plusieurs projets et programmes d’amélioration de la productivité de manioc et lutte contre les maladies virales». Parmi lesquels le programme WAVE, basé à Abidjan (Côte d’Ivoire).

À travers ce programme soutenu par la Fondation Bill & Melinda GATES (États-Unis), le laboratoire de biotechnologie de l’IRAD s’est incliné sur la caractérisation des plantes, des virus et autres agents pathogènes de plantes.

presentation wave2Pour une raison connue de tous, le programme WAVE est axé sur la lutte contre la mosaïque du manioc et la prévention contre la striure brune du manioc. En vue de préserver le Cameroun de la dernière maladie aux conséquences très dévastatrices, les chercheurs de l’IRAD ont mis sur pied un plan de protection et riposte.

D’après les organisateurs, ce conclave a permis aux participants d’améliorer leurs connaissances sur les maladies virales du manioc, d’être entretenus sur le plan d’action pour une gestion, atténuation et lutte efficace contre les menaces de maladies virales du manioc, de définir le rôle et la responsabilité des acteurs dans la prévention de la striure brune du manioc et d’identifier les prochaines étapes de mise en pratique du précieux document.

L’IRAD distribue 8,5 t de semences améliorées aux organisations paysannes de Figuil

La cérémonie présidée par Mme le sous-préfet de l’Arrondissement de Figuil (Région du Nord), Adda Souratou Soureya, s’est tenue le 27 mai 2021.

«02 tonnes de sorgho (Muskwari et la S35), 03 tonnes de maïs, 03 tonnes de riz de bas fond et 500 kg de semences de noix de cajou (l’anacarde)». Ce qui fait près de 5 000 ha d’ensemencement pour les 8,5 tonnes de semences à fort potentiel de rendement et résistantes aux maladies de culture et aux aléas climatiques. Voilà, la composition du don de semences produites par l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) que dirige Dr Noé Woin, qui a fait l’objet d’une distribution gratuite à une cinquantaine de coopératives et groupements d’initiative commune (GIC) agricoles de l’arrondissement de Figuil, le 27 mai. Une solennité qui intervient plus d’un mois après celle de Bibémi, dans le département de la Bénoué.

Manifestement, ce matériel végétal de qualité avérée va permettre aux populations de cet important bassin de production agricole du département du Mayo Louti de démarrer la campagne agricole 2021 sous de meilleurs auspices. D’autant plus que, selon le chef de Centre IRAD-Maroua, Dr Sali Bourou, représentant le Dg de l’IRAD à l’occasion, «la campagne agricole 2020 à Figuil a connu les effets néfastes de la variabilité pluviométrique combinés à ceux de la pandémie de COVID-19». Une véritable bouffée d’oxygène pour ces populations quand on sait, selon les experts, que la semence contribue à hauteur de 40℅ sur le rendement.

Au cours de son allocution, Mme le sous-préfet, Adda Souratou Soureya, va préciser que : «Le geste de l’IRAD s’inscrit dans le cadre de l’action gouvernementale pour la réalisation de la politique des Grandes Réalisations du chef de l’État, Paul Biya, notamment en ce qui concerne la réduction de la pauvreté en milieu paysan, les mesures d’urgence contre la vie chère et la riposte aux effets de la pandémie au COVID-19», En bonne mère de famille, Mme Adda a invité les heureux bénéficiaires de faire bon usage des semences reçus, «afin d’accroitre la production locale pour contribuer à l’économie nationale en cette période de pandémie liée à la COVID-19». Pour son effort sans relâche dans l’accompagnement des populations rurales, le maire de la localité, Mana Messingué, a remercié l’IRAD et son Dg, Dr Noé Woin. Et les bénéficiaires, à travers leur représentant, ont exprimé leurs remerciements à l’endroit des pouvoirs publics. La cérémonie s’est achevée par la visite guidée du stand d’exposition des prouesses agricoles et innovations de l’institut bras séculier de l’État en matière de développement agricole.

Il est à relever que la distribution des noix de cajou aux producteurs rentre dans le cadre d’un projet prescrit par le président de la République dans l’objectif de diversifier les cultures de rente à travers le pays, booster la production des noix de cajou très prisées à l’international et faire du Cameroun un potentiel pays exportateur, améliorer les revenus des producteurs et par conséquent réduire le niveau de pauvreté des populations, précisément dans les parties septentrionale et orientale du pays. Déjà en 3 campagnes (2018, 2019 et 2020), plus de 4 000 000 de plants d’anacardier et d’Acacia senegal (soit plus de 40 000 ha de terres) ont été produits et distribués gratuitement aux populations par l’Irad.

Opportunités d’emplois : l’IRAD présente ses prouesses de la recherche agricole aux jeunes de Kribi

Dans le cadre des Journées portes ouvertes (JPO) 2021 du Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) au Lycée technique de Kribi (département de l’Océan, Région du Sud), le 25 mars, en présence de la Ministre Pr. Pauline NALOVA LYONGA et des autorités de la ville, l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) que manage Dr. Noé WOIN a mis à découvert ses activités menées dans cette partie du pays.

C’était à travers ses Structures opérationnelles que sont la Station Expérimentale de Recherche sur les Écosystèmes Marins (SERECOMA) de Kribi et la Station de Valorisation Agricole de Nko’olong (SVAN).

Dans le strict respect des mesures barrières contre la COVID-19, sous la conduite du Chef de la SERECOMA, Dr Sylvie Carole NTYAM, les résultats des travaux sur les pathologies des poissons qui causent généralement de lourdes pertes dans le processus d’élevage ont été présentés aux autorités et élèves de la ville balnéaire.

Pour édifier les uns et les autres et surtout aiguiser le génie créatif des élèves de Kribi pour s’orienter vers les domaines alléchants de la recherche scientifique et technique, le matériel de travail ainsi que les résultats de la Station sur la biodiversité des organismes marins et côtiers ont été exposés.

Il a également été mis en vitrine des espèces d’organismes aquatiques conservés dans un liquide fixateur et la présentation des résultats de l’aquaculture avec l’exposition dans les aquariums oxygénés des espèces de poissons marins (bars, disques, soles) et poisson d’eau douce (silures ou clarias).

Au pas de course, sous l’égide du Chef, Dr René MENOH à NGON, la SVAN a déroulé la grande collection des clones d’hévéa disponibles en station, des produits dérivés du latex, la technique de greffage de l’hévéa, des plants d’hévéa ainsi que les coagulats de latex ; des variétés de manioc (8034) à haut rendement et résistantes aux maladies de l’IRAD ; la chaîne de transformation du manioc en produits semi-finis (coucous) et finis (gari, bâton, pain, gâteau, pâtes alimentaires…).

Visiblement émerveillés par les entretiens et les prouesses des chercheurs de l’IRAD contemplées, au terme de la visite des stands d’exposition, bon nombre d’élèves ont exprimé leur satisfaction, non sans promettre de se spécialiser en ces domaines après l’obtention du baccalauréat.

Pour mémoire, la SERECOMA (ex-CERECOMA) a pour mission de conduire la recherche de l’Institut dans le domaine maritime et côtier, en vue de promouvoir le bien-être des personnes en rapport avec l’espace maritime et côtier (océan Atlantique), pendant que la SVAN est chargée de la valorisation des résultats de la recherche sur les plantes à latex, des racines et des tubercules.

La Cellule de Communication