L’IRAD et le CENEEMA ensemble pour améliorer la productivité agricole

L’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) et le Centre National d’Etude et d’Expérimentation du Machinisme Agricole (CENEEMA) ont signé un mémorandum d’entente en vue d’améliorer les rendements et la production agricoles par la recherche, la mécanisation agricole et des techniques agro-pastorales innovantes.

L’IRAD, bras séculier de l’État en matière de recherche et promotion du développement agricole, et le CENEEMA, dont la mission principale est la promotion et le développement de la mécanisation agricole au Cameroun, ont jugé utile de conjuguer leurs efforts. Les deux structures ont signé une convention, ce jeudi 28 août 2026 dans la salle des actes de l’Institut à Nkolbisson (Yaoundé). En présence des deux délégations, les directeurs généraux de l’IRAD, Dr Noé WOIN, et du CENEEMA, Madame Caroline MEBANDE BATE née EKOTTO MINKOUNA Andrée Mélanie, ont paraphé les documents relatifs à ce partenariat.

Lors de la cérémonie de signature de la convention entre l’IRAD et le CENEEMA.

Les deux parties s’engagent à mutualiser leurs ressources humaines, matérielles et financières aux fins de mettre en œuvre la politique du gouvernement de la République en matière d’amélioration de la productivité par la recherche et la mécanisation agricole. Notamment à travers la formation simultanée par les deux structures du personnel en matière de conduite des travaux de mécanisation agricole et des techniques agropastorales ; l’élaboration, l’exécution et le suivi des programmes de recherche conjoints puis la mobilisation des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à la réalisation des activités desdits programmes ; la mise en place d’une plateforme de concertation permanente entre l’IRAD et le CENEEMA ; la conduite en commun des travaux dans les champs d’expérimentation et sur les parcelles de démonstration de mécanisation agricole dans toutes les 5 zones agroécologiques.

Selon le directeur général de l’IRAD, Dr Noé WOIN, il est nécessaire d’adopter des approches intersectorielles et intégrées réunissant divers acteurs de l’écosystème agricole national et international en vue du passage à l’agriculture de seconde génération. « Ce partenariat entre l’IRAD et le CENEEMA qui est inauguré officiellement en ce jour nous permettra ensemble de relever efficacement les nombreux défis qui interpellent notre pays, notamment la mise en œuvre effective de la Politique d’import-substitution au travers de projets structurants tels que le Projet d’Aménagement des Terres et d’Installation des grands Producteurs de la Plaine Centrale, bien connu sous l’acronyme Plaine Centrale Agro Parc Cameroun (PCAP) où les deux structures sont déjà à pied d’œuvre », a indiqué Dr Noé WOIN.

Pour le directeur général de CENEEMA, Madame Caroline MEBANDE BATE née EKOTTO MINKOUNA Andrée Mélanie, ce mémorandum d’entente entre deux structures qu’elle qualifie de poumons droit et gauche de l’agriculture camerounaise, est la consécration de plusieurs années d’élaboration. « Nous allons nous mettre ensemble pour moderniser l’agriculture par la recherche des itinéraires qui vont avec nos ambitions, par les études des sols, par la collaboration avec l’IRAD pour exécuter ses programmes d’aménagement des terres pour les champs semenciers et l’irrigation, et l’ouverture des voies d’accès », a souligné Madame Caroline MEBANDE BATE.

Dr Noé WOIN, DG de l’IRAD, et Madame Caroline MEBANDE BATE, DG du CENEEMA, ont paraphé les documents relatifs au partenariat entre les deu structures.

Avec une contribution estimée entre 15 et 20 % au PIB national selon différentes sources, la filière agropastorale qui emploie plus de 60 % de la population active est considérée depuis bien des décennies comme la clé de voûte de l’économie camerounaise. LeChef de l’Etat Son Excellence Paul BIYA a fait du développement et de la modernisation de l’agriculture l’une des priorités de son programme politique, ceci par le passage à une agriculture de seconde génération. D’après le document de Stratégie Nationale de Développement du Cameroun 2020-2030 (SND30), l’agriculture représente une composante majeure de la transformation structurelle de l’économie camerounaise.

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