Des chercheurs de l’IRAD valorisent les accessions locales (Glycine max) afin d’obtenir des variétés performantes, résilientes et adaptées aux conditions agroécologiques de l’Adamaoua.
La productivité du soja reste faible, malgré son importance économique et nutritionnelle, en raison de contraintes telles que le manque de variétés adaptées, la dégradation des sols, le stress hydrique et l’accès limité à des semences de qualité. Des défis auxquels une équipe de chercheurs de l’IRAD constituée de Zaiya Zazou Arlette, Wirnkar Lendzemo Venasius, Aoutaksa Bouba et autres, tente de répondre à travers le projet intitulé « inventaire, caractérisation et valorisation des accessions locales de soja (Glycine max (L.) Merr.) pour l’amélioration de la productivité, le renforcement de la filière et de la durabilité agricole dans l’Adamaoua (Cameroun) ».
Ledit projet retenu par l’IRAD dans le cadre de l’appel import-substitution vise à relancer durablement la filière soja dans la région de l’Adamaoua (Cameroun) en valorisant les ressources génétiques locales de Glycine max. Il propose une approche scientifique intégrée basée sur la collecte et la caractérisation des accessions locales de soja ; leur évaluation agronomique et physiologique sous différents stress (sécheresse, acidité des sols, faible fertilisation) ; et l’étude des interactions avec les micro-organismes du sol (notamment Bradyrhizobium) pour améliorer la fixation de l’azote. Les expérimentations seront menées en station (IRAD Wakwa) et en milieu paysan, afin d’identifier des génotypes performants, stables et résilients.

