Le manioc : des variétés améliorées de tubercules aux produits de pâtisserie

Un projet porté par des chercheurs de l’IRAD vise à valoriser les racines tubéreuses de manioc améliorées (Manihot esculenta), issues des variétés 8034etTME 419, pour les transformer enfarine.

Le manioc fait partie des cultures choisies dans le cadre de la mise en œuvre de la politique d’import-substitution qui est l’une des orientations stratégiques de la SND30. Le choix de cette culture vise à cet effet l’optimisation de ces deux sous-segments : production et transformation. C’est dans ce sillage que s’inscrit le projet de « production et caractérisation des farines locales améliorées de manioc » retenu pour l’appel import-substitution lancé par l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD).

Porté par une équipe de chercheurs de l’IRAD constituée de Nseme Mboma, Kom Simo, Emade Ngoudjede, Enome Akame, et Kouogueu Seuyim, ledit projet vise à valoriser les racines tubéreuses de manioc améliorées (Manihot esculenta), issues des variétés 8034 et TME 419, en transformant en farine de manioc destinée à la fabrication des produits de pâtisserie, boulangerie, et de biscuiterie. Ces deux variétés améliorées de manioc ont été largement diffusées et occupent une place non négligeable sur les surfaces cultivées au Cameroun. L’étude sera mise en œuvre dans la région du littoral, principalement dans la localité de Njombé, au niveau de la station polyvalente de recherche agricole de Njombé, qui dispose des infrastructures pouvant faciliter la mise en œuvre du projet.

Des tubercules de manioc

Dans sa logique d’intervention, le projet sera structuré en trois volet. Le premier concerne la mise en place des parcelles de manioc de variétés améliorées 8034 et TME 419, afin d’évaluer leur performance agronomique et leur potentiel de rendement en racines tubéreuses ; le deuxième porte sur la caractérisation des propriétés nutritionnelles, physico-chimiques, fonctionnelles, et microbiologiques des farines de manioc améliorées (Manihot esculenta) issues des variétés améliorées 8034 et TME 419 ; enfin l’évaluation des performances de ces farines dans la formulation des technologies post récoltes.

A l’issue de ce travail scientifique, qui permettra d’obtenir la farine de manioc améliorée, non panifiable, mais pouvant être utilisée en boulangerie, pâtisserie, et biscuiterie. Cette valorisation apportera une plus-value à la racine de manioc, ce qui favorisera l’expansion de sa culture en champs et contribuera à l’augmentation de la production, en vue d’une meilleure transformation en divers sous-produits. Cette étude, axée sur la transformation de tubercules de manioc amélioré et la valorisation de ses produits dérivés, pourrait avoir plusieurs impacts, notamment sur le plan économique, social, technologique, et environnemental.

Sur le plan économique, cette étude pourrait permettre d’identifier de nouvelles opportunités de valorisation de la farine de manioc améliorée et de ses produits dérivés. Ces produits transformés pourraient générer une valeur ajoutée plus élevée que la farine brute, contribuant ainsi à l’augmentation des revenus des producteurs et à la dynamisation de la filière manioc.

De la farine de manioc

Sur le plan social, l’étude pourrait améliorer les conditions de vie des producteurs et des communautés vivant de la culture et de la transformation du manioc. Par ailleurs, le manioc occupant une place centrale dans de nombreuses cultures traditionnelles, cette valorisation contribuerait à préserver les pratiques culturelles associées, tout en renforçant la sécurité alimentaire grâce à une meilleure disponibilité et accessibilité du produit.

Sur le plan technologique, l’étude pourrait favoriser le développement de nouvelles technologies de transformation, améliorer la qualité de la farine de manioc et de ses dérivés, accroître leur compétitivité sur le marché, et ouvrir la voie à de nouvelles applications industrielles.

Enfin sur le plan environnemental,cette étude pourrait contribuer à une utilisation plus durables des ressources naturelles (l’eau, les sols,), de plus à réduire l’impact environnemental de la production et transformation du manioc, enfin à promouvoir la production durable de manioc et de ses produits dérivés, cet ensemble pourrait contribuer à la protection de l’environnement.

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