Les chercheurs de l’Institut vont aussi proposer des solutions de gestion durable des terres et contribuer à valoriser les pratiques agricoles adaptées au contexte climatique.
Dresser une cartographie agronomique des sols de la zone soudano-sahélienne, afin d’identifier les contraintes liées à la dégradation des terres et aux effets du changement climatique. C’est à cela que s’attèle un groupe de chercheurs coordonné par le Dr. TIKI Denis, agropédologue et cartographe, dans le cadre du projet intitulé « cartographie des potentialités agronomiques des sols de la zone soudano‑sahélienne du Cameroun : vers une gestion durable des terres et un aménagement du territoire ». la localité de Ngong, dans le département de la Bénoué, région du Nord, est le site pilote pour la première année.
L’objectif de ce travail retenu pour l’appel à projets import-substitution lancé par l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) en 2025 est d’identifier et cartographier les potentialités agronomiques des sols de la zone Soudano‑Sahélienne ; proposer des solutions de gestion durable et antiérosive des terres ; et contribuer à l’aménagement du territoire et à la valorisation des pratiques agricoles adaptées au contexte climatique.

A terme, les résultats attendus sont les suivants : des cartes pédologiques détaillées et des cartes de sensibilité à l’érosion ; une base de données numérique sur les sols de la zone soudano‑sahélienne ; l’dentification des indicateurs de fertilité et des contraintes majeures ; la publication d’articles scientifiques et recommandations pratiques pour les producteurs ; l’élaboration d’une carte de gestion durable et d’utilisation des terres.
Comme plus-value sur le plan scientifique, ce travail devra permettre la production de données inédites sur la fertilité et la dégradation des sols ; le développement d’une méthodologie intégrée combinant prospection, analyses et géomatique ; et une contribution aux connaissances globales sur la gestion durable des sols tropicaux.

Sur le plan socio‑économique, il devrait entraîner une amélioration de la productivité agricole (blé, maïs et autres cultures stratégiques) ; la réduction de la dépendance aux importations alimentaires (objectif d’import‑substitution) ; le renforcement de la résilience des producteurs face aux aléas climatiques ; et la contribution à la sécurité alimentaire et à la durabilité des systèmes agricoles locaux.

